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| Babil, baguettes et bourdes | |||
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 24/04/2025 à 00:07:03 ![]()
La réunion hebdomadaire entre les professeurs s’éternisait, une fois de plus. Installée à sa place attitrée dans la vaste salle ou se déroulaient les réunions, Hellia St.James faisait tourner entre ses doigts une plume aux reflets mordorés, l’esprit vagabondant loin des débats. L’ordre du jour, trop prévisible, s’égrenait sans surprise.Rappels sur les règles de sécurité dans les couloirs, problèmes de retard récurrents chez les Gryffondor de première année, et sempiternelle discussion sur les retenues distribuées cette semaine là. Quelques notes discordantes, souvent des anecdotes savoureuses sur les dernières frasques d’élèves, venaient à peine troubler cette symphonie de platitudes. Blottie dans un repli d’ombre près d’une fenêtre entrouverte, la professeure de Botanique laissait son regard se perdre vers les serres baignées par la lumière matinale. La douce caresse du vent dans les feuillages lointains l’intéressait bien plus que les prises de parole des uns et des autres. Son esprit n’était présent que par convenance, ou plutôt par obligation. Ce fut donc sans grande surprise qu’elle manqua totalement l’annonce faite par la directrice. L’arrivée d’un nouveau professeur, chargé des langues et dialectes magiques, un poste demeuré vacant depuis des lustres. Tandis que quelques regards curieux se tournaient vers le nouvel enseignant, Hellia, elle, haussa vaguement un sourcil, avant de reprendre son inspection minutieuse de la pointe de sa plume. À la fin de la réunion, les débats enfin clos dans un soupir collectif de soulagement, le personnel fut convié à un petit banquet dans la pièce attenante. Une tradition que la Fourchelang supportait avec une certaine grâce, surtout lorsqu’il y avait du thé digne de ce nom à la clé. Les plateaux lévitaient élégamment entre les membres du personnel, chargés de douceurs sucrées, de mignardises salées et de breuvages variés. Un réconfort bienvenu après tant de discours soporifiques. S’éclipsant discrètement du tumulte ambiant, Hellia se dirigea vers une table garnie, dans un coin un peu à l’écart. Elle tendit la main vers une théière en porcelaine bleue, choisissant un mélange d’hibiscus et de cassis à l’odeur délicieusement capiteuse. C’est alors qu’elle le vit. Un visage inconnu, au regard attentif et curieux, se tenait non loin, observant la pièce avec la retenue de ceux qui savent qu’ils sont nouveaux mais refusent d’en avoir l’air. Il ne parlait à personne, ou plutôt, tout le monde semblait le connaître sauf elle. Avec cette aisance qui lui était propre, la sorcière soutint son regard quelques secondes, inclinant la tête et lui offrant un sourire poli et élégant. Vous êtes un invité surprise de cette interminable mascarade ? Nous n’avons pas été présenté il me semble. Hellia St.James, j’enseigne la Botanique. Évidemment, elle ne précisa pas qu’en plus d’être professeure de Botanique, elle était aussi Auror à ses heures perdues. Bien que le mot “perdues” soit un doux euphémisme, ni qu’elle tenait un rôle clé dans un Coven. Ce genre de détails, elle les réservait à ceux qui savaient lire entre les lignes ou à Noah, lorsqu’il comparait ses titres à ceux de cette fameuse Daenerys Targaryen dans cette série moldue qu’il regardait en douce pendant ses insomnies. RP entre Arsen et Hellia St.James Merci de ne pas intervenir. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 27/04/2025 à 22:04:44
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 28/04/2025 à 13:11:20 Bon, bah je me suis assoupie en te répondant cette nuit et quand j'ai voulu poster, j'ai failli le faire avec Sixtine donc avant de faire n'importe quoi, je suis allée au dodo et je poste maintenant (aa) Il était donc le nouveau professeur de Langues et Dialectes Magiques. Hellia accueillit l'information avec un imperceptible mouvement de tête, masquant habilement la pointe de surprise qui aurait pu trahir son ignorance. En réalité, elle n'avait guère prêté attention à l'annonce faite plus tôt par la Directrice, bien trop absorbée par la pile de copies qu’elle corrigeait méthodiquement. Après tout, autant mettre à profit la monotonie de cette réunion interminable, son temps était précieux. Ce fut donc son interlocuteur lui-même qui, d'une remarque subtile, lui révéla sa fonction. Si vous tenez à ce que je vous appelle par votre prénom, faites-en de même, je vous en prie, Arsen. Assez observatrice, une déformation professionnelle, sans doute, la Fourchelang détaillait le nouveau professeur avec discrétion et attention. Sur ses lèvres, flottait un sourire amusé, semblant indiquer qu’il avait réussi à éveiller un minimum son intérêt, ce qui n’était pas chose aisée. Il possédait au moins une qualité appréciable, celle du sens de l'humour, elle devait bien lui reconnaître cela. Son regard vif, quant à lui, trahissait non seulement une intelligence certaine, mais également un charme assumé. Il n'était nul besoin de faire usage de la legilimancie pour le découvrir, quelques instants d'observation attentive suffisaient amplement. Triste ? Vous trouvez ? Pardonnez-moi, Arsen, mais je n’ai pas l’impression que vous en ayez vraiment quelque chose à faire de l'opinion des autres. Est-ce que je me trompe ? Le ton était léger, mais chaque mot, parfaitement choisi, laissait transparaître sa vivacité d’esprit. Sans pour autant chercher à provoquer, elle semblait manier ses paroles comme une lame délicate, effleurant sans jamais blesser. Cette conversation était, de loin, la plus divertissante qu’elle ait connue lors de ces réunions souvent interminables, où discussions administratives et plaintes routinières se succédaient sans fin. Arsen, de toute évidence, apportait une bouffée d'air frais inattendue à cette routine pesante. Lorsque le sujet des secrets fut effleuré par son interlocuteur, Hellia haussa un sourcil, un éclat amusé traversant brièvement son regard vert. Un rire, presque musical, s’échappa alors de ses lèvres. Évidemment, qui n’a pas de secret, n’est-ce pas ? répondit-elle avec un sourire en coin, sa voix portant cette touche d’ironie polie dont elle avait le secret justement. Cependant, je ne me livre pas aussi facilement avec une tasse de thé qu’avec un verre de vin de groseille, j’en ai bien peur. Je suis d’ailleurs certaine que vous devez en avoir de bien plus croustillants. enchaîna-t-elle, ses yeux pétillant d’un éclat malicieux. Par exemple, je suis curieuse de savoir pourquoi certains d’entre nous ici présents ne seraient pas ravis de votre présence. Portant avec une grâce naturelle sa tasse à ses lèvres, elle observait son interlocuteur par-dessus le rebord de sa porcelaine, amusée par cet échange qui détonnait agréablement au milieu de la monotonie habituelle. Son attitude, parfaitement détendue, trahissait une certaine aisance dans l'art des conversations doubles, où chaque mot, chaque inflexion, était soigneusement pesé. Elle semblait jouer le jeu sans effort apparent, poussée par une curiosité sincère, tempérée par le plaisir discret des duels d'esprits. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 07/05/2025 à 02:27:56 - Modifié : 07/05/2025 à 10:32:38
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 07/05/2025 à 16:56:19 Peut-être était-ce l’audace de ce professeur, ou bien ce jeu subtil entre eux. Ou peut-être était-ce simplement à cause de ses yeux sombres, scrutant les siens avec une intensité qu’elle n’avait pas encore décidé de repousser. Toujours est-il que l’invitation fut acceptée. Un simple hochement de tête, subtil mais assuré, confirmait sa décision. Un sourire en coin se dessinant sur ses lèvres, discret, presque imperceptible, mais suffisamment présent pour en révéler toute la maîtrise, tandis qu’elle le regardait effleurer du bout des lèvres la tasse où les siennes s’étaient posées à peine quelques instants plus tôt. Un détail. Insignifiant pour beaucoup. Mais qui s’inscrivait comme une permission offerte, une provocation acceptée. Il venait de franchir une ligne invisible, celle que peu osaient approcher et elle, curieuse, le laissait avancer encore un peu. **
* Le pub des Trois-Balais, habitué à recueillir confidences, rires étouffés et querelles passagères, venait sans doute d’être le théâtre de l’un des épisodes les plus rocambolesques de son histoire. Devant la porte entrouverte, Hellia réajustait sa coiffure d’un geste précis, son regard suivant les silhouettes des principaux protagonistes qui s’éloignaient, emportant avec eux les restes d’un chaos soigneusement semé. Des adultes, songeait-elle, et pourtant si peu de maturité. Même elle n’avait pas été exempte de tout reproche. Le tintement des clochettes du pub tinta derrière elle, attirant son attention. Arsen. Finalement, la compagnie n’était plus si charmante que cela ? lança-t-elle d’un ton presque indifférent, bien son regard suggérait tout le contraire. Était-elle seulement charmante un jour ? Voilà une autre question. Tout en replaçant sa cape sur ses épaules, Hellia s’engagea dans la ruelle pavée, ses talons ponctuant la nuit tombante de leur rythme mesuré. Je ne sais pas pourquoi, commença-t-elle, sans se retourner. Mais j’imaginais que tu avais bien meilleur goût que ça. Je dois admettre que je suis presque déçue de m'être trompée. Ses mots flottaient dans l’air frais du soir, aussi légers que tranchants, tandis que ses pas l'emmenait vers les ombres familières de la rue des Trois Chaudrons. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 11/05/2025 à 16:27:23 - Modifié : 11/05/2025 à 23:37:42
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 11/05/2025 à 22:16:24 Le ciel s’assombrissait, drapé de lourds nuages, comme si la nuit elle-même avait décidé de refléter le tumulte de cette soirée. Un silence complice s’installait entre les pavés humides et les ombres étirées du village. Elle ne répondit pas à la réplique d’Arsen, n’en voyant pas l’intérêt. Que cette professeure ait du charme ou non, cela ne la concernait en rien. Et pourtant, tandis que ses pas la guidaient sans hésitation, une pensée revint, tenace, grinçante, comme une brindille coincée sous la semelle. Pourquoi cette infine tension naissait-elle lorsqu’il évoquait ce baiser avec miss Black ? Ce n’était pas de la jalousie. C’était impossible, Comment cela pourrait-il être envisageable alors qu’ils n’avaient fait connaissance que le matin même ? Non, c’était forcément autre chose. Leurs regards se croisèrent alors qu’il avait réduit la distance, marchant désormais à ses côtés. Le sourire qu’il arborait n’échappait pas à Hellia. Et cela l’agaçait. Davantage encore, peut-être, parce qu’elle ne parvenait pas à mettre de mots sur la raison exacte de cette irritation. Peut-être que cela n’avait rien à voir avec Arsen finalement. Peut-être cela avait-il un rapport avec ce que Camille avait insidieusement laissé entendre à propos de Sixtine. C’était trop précis. Et cela ne laissait plus de place au doute : elle savait. Mais seuls cinq êtres connaissaient la vérité. Et ce n’était ni Proventus, ni Sixtine, ni Kenia qui auraient trahi ce secret. Ce n’était pas elle non plus. Alors il ne restait qu’un nom. Noah. Curieusement, cette pensée ne la blessait pas autant qu’elle l’aurait cru. Peut-être parce que le lien entre eux s’était effiloché avec le temps, silencieusement, jusqu’à devenir presque familier dans sa distance. Silencieuse, perdue dans ses pensées, la voix d’Arsen la ramena brutalement à la réalité. Elle s’immobilisa, pivotant pour lui faire face. Il venait de prononcer ces mots avec un naturel désarmant, comme s’il ne mesurait pas l’audace qu’ils contenaient. Ou pire encore, comme s’il savait exactement ce qu’il faisait. Elle l'observa un instant, ses prunelles scrutant ses traits à la recherche de cette lueur de provocation qu’elle avait crue percevoir. Puis, ses lèvres s’étirèrent lentement, dans un sourire. Il faudrait déjà que tu sois capable d’en apprécier la complexité. Certaines saveurs ne se livrent pas à ceux qui se contentent de frôler la surface. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 16/05/2025 à 19:00:53
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 17/05/2025 à 00:06:39 Une fois de plus, ils se livraient à une bataille silencieuse. Leurs regards, bien que porteurs de nuances différentes, se cherchaient et s'effleuraient presque comme une caresse. À n’en pas douter, même un passant peu attentif aurait senti l’électricité qui crépitait entre eux, cette tension étrange, presque palpable, entre deux êtres que tout opposait en apparence seulement, mais que quelque chose de plus viscéral semblait attirer. Hellia n’était pas une spectatrice de cette scène, elle en était l’un des pivots. Actrice autant que Arsen, elle refusait d’être reléguée à un rôle secondaire dans une pièce dont elle n’aurait pas le contrôle. Et pourtant, quelque chose vacillait. Sa répartie, affûtée comme une dague, glissait sur lui sans entamer l’assurance dont il faisait preuve. Il ne s’en formalisait pas, au contraire, il en redemandait. Et c’était peut-être ce qui intriguait tant la Fourchelang. Elle ne pouvait dire si ses lèvres étaient givrées, mais son cœur, lui, ne l’était certainement pas. Il battait, doucement d’abord, puis un peu plus vite tandis que Arsen la frôlait de cette façon délibérément lente. Son souffle frôlant sa joue, l'espace d'un instant à peine, mais cela fut suffisant pour la laisser muette. Pas par faiblesse, non. Par la surprise de ce trouble qu’elle n’avait pas vu venir. Habituellement, un simple regard suffisait à éteindre les prétentions, à dissuader ceux qui tentaient de l’approcher. Mais Arsen, lui, ne reculait pas. Il avançait, avec une assurance qui ne cherchait pas à la dominer, mais à l’égaler. Et c’était peut-être cela, le plus troublant. Et alors qu’elle s'apprêtait à lui demander à quoi il jouait afin de retrouver le contrôle, sa voix la devança. Basse, chaude, presque caressante. Et ce fut à cet instant précis qu’un frisson la traversa, discret mais impossible à ignorer. Et puis, il s’était éloigné, lui tournant le dos, avançant dans les rues pavées de Pré-au-Lard. Lorsqu’il se retourna, elle perçut le léger agacement dans son regard, ce mince éclat d’impatience qu’elle accueillit avec un plaisir certain et qui contrastait pourtant avec la douceur qu’elle percevait dans sa voix. Un sourire étirait ses lèvres tandis qu’elle s’avançait à son tour, volontairement lente, traînant un peu des pieds, comme si elle testait ses limites à lui, curieuse de savoir jusqu’où elle pouvait aller. Arsen, je doute que tu mesures à sa juste valeur le défi que représente l’art d’avancer avec élégance sur ces pavés dans ces escarpins que j’ai aux pieds. Ses mots glissèrent avec un ton faussement sérieux, l’éclat malicieux dans ses yeux démentantt toute plainte véritable. Elle marqua une pause, laissant le silence s’installer juste ce qu’il fallait, avant d’ajouter, plus bas, comme une confidence glissée entre eux. Mais je te laisse le soin de deviner si c’est vraiment pour cette raison que je prends mon temps. Un sourire presque imperceptible effleurait ses lèvres tandis qu’elle reprenait sa marche, lente et assurée, parvenant enfin à la hauteur du professeur de Langues et Dialectes Magique. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 30/05/2025 à 15:29:59
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 31/05/2025 à 04:05:23 - Modifié : 31/05/2025 à 04:32:22 Parfois, la vie se plaisait à tordre le fil des choses, à glisser dans le quotidien son lot de surprises. Bonnes ou cruelles, cela dépendait moins du hasard que du moment. Hellia, elle, avait appris très tôt à ne plus s'en étonner. L’émerveillement, tout comme la stupeur, s’émoussait lorsqu’on grandissait trop vite. Avec le temps, les surprises n’avaient plus vraiment le goût de l’inattendu. Elles étaient devenues des variables familières dans une équation qu’elle savait déjà bancale. Sauf ce soir-là, dans cette ruelle pavée de Pré-au-Lard, où l’obscurité semblait suspendue au-dessus d’eux comme un souffle retenu, la surprise prit une autre forme. Une forme inattendue, brûlante, directe. Elle n’avait pas vu venir ses lèvres, seulement le silence avant l’impact, l’espace d’un battement de cœur. La première seconde, son corps réagit par réflexe avec un sursaut, ses mains s'apprêtaient déjà à le repousser. Un goût sucré, inattendu, teinté d’audace. Un goût d’interdit, de provocation douce. Un goût qu’elle n’aurait jamais admis vouloir goûter, et qu’elle n’aurait jamais imaginé apprécier autant. La deuxième seconde, ses paumes, initialement tendues pour créer une distance, s’égarèrent contre son torse, comme si son corps, lui, avait déjà cessé de lutter. Et à la troisième seconde, elle lui rendait son baiser, non pas malgré elle, mais comme une évidence. Là, dans cette rue pavée, à la merci des regards curieux ou des murmures indiscrets, Hellia St.James s’abandonnait. À ce baiser. À cet instant suspendu où plus rien d’autre n’existait. À lui. Il avait un pouvoir étrange, ce baiser. Celui de faire taire toutes les pensées cohérentes de son esprit habituellement si acéré, si prompt à décortiquer, anticiper, analyser. Là, rien. Plus d’armure, plus de masque. Seulement la chaleur des lèvres d’Arsen contre les siennes. Et dans ce trouble délicieux, elle cessait d’être la professeure distante, l’Auror intraitable, la femme aux secrets bien gardés. Elle n’était plus qu’Hellia, celle qu’elle n’avait plus été depuis longtemps. L’avait-elle jamais été d’ailleurs ? Le baiser s’éteignit comme une incantation dont on ne rompt le lien qu’à contrecoeur, leurs lèvres se détachant dans un souffle, infime, fragile. Un souffle qui n’effaçait rien. Hellia gardait les paupières closes, figée dans cet instant suspendu, comme si le monde, un instant, avait cessé de tourner autour de ses repères habituels. Elle percevait encore la chaleur et le goût de ses lèvres sur les siennes. Et surtout ce silence. Pas celui de la nuit. Celui, sourd, d’un coeur qui battait trop fort dans sa poitrine, comme s’il cherchait à la trahir après des années de contrôle méticuleux. Ses cils frémirent, puis ses yeux s’ouvrirent lentement sur lui, comme on ouvre une porte qu’on a toujours gardée close. Sa voix, dans un murmure, se glissait entre eux, presque contre sa bouche. Étaient-elles givrées ? Un éclat ambigu dansait dans son regard, entre défi, aveu et tentation. Parce qu’à cet instant, elle ne jouait plus vraiment. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 29/06/2025 à 04:59:03
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 30/06/2025 à 01:50:10 Les mois s’étaient écoulés, tissant lentement entre eux quelque chose de plus solide que des simples éclats du désir ou des jeux de regards. Une complicité, semée de désaccords anodins, de silences respectés, d’habitudes partagées. Ils avaient appris à se connaître, savoir quand parler et quand se taire. À lire dans l’agacement muet d’Arsen quand Hellia détaillait une anecdote avec la précision chirurgicale d’une chroniqueuse. Il levait les yeux au ciel, elle l’ignorait délibérément et cela finissait invariablement en une joute légère, une pique bien envoyée et un sourire complice. Mais ce soir-là avait un goût plus solennel. Le temps était venu de présenter officiellement Arsen à sa fille. Et si Hellia n’était pas femme à appréhender grand-chose, elle savait néanmoins que cette soirée ne s’annonçait pas comme une épreuve de confort. La salle à manger du manoir St.James avait été préparée avec le soin qu’elle accordait aux choses importantes. La nappe blanche était immaculée, la porcelaine ancienne luisait sous les reflets des chandeliers et une odeur subtile de lavande flottait dans l’air. Tout était parfait. Trop parfait, peut-être. Face à elle, Sixtine, fraîchement revenue de Poudlard, affichait une impatience à peine contenue. Élégamment vêtue, ses yeux bleus pétillaient d’une curiosité qui menaçait d’exploser à chaque seconde. Maman tu ne veux toujours pas me dire qui c’est ? Un invité.
Tu dis invité comme s'il s'agissait d'un hydre à trois têtes. C’est peut-être un peu ça.
Ce n’était pas tant le jugement de sa fille qui l’inquiétait. C’était l’imprévisible. Sixtine avait hérité de son caractère tranchant, de son regard acéré. Et elle pouvait se montrer impitoyable si elle était contrariée. Lorsque la cloche retentit dans le manoir, un silence immédiat s’installa. Aerin, fidèle à lui-même, ouvrit la double porte avec élégance et Arsen apparut. La Fourchelang s’approcha de lui avec calme, ses talons effleurant à peine le parquet, et l’accueillit d’un baiser sur la joue, un sourire aux lèvres, tandis que son regard se dirigeait vers sa fille dont la mâchoire semblait sur le point de se décrocher. Bienvenue chez nous Arsen. Inutile de faire les présentations je suppose n'est-ce pas ? |
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 30/06/2025 à 02:19:54 La surprise de voir débarquer le professeur de Langues fut de courte durée. Celle qui suivit, en revanche, quand sa mère embrassa ce dernier sur la joue aussi naturellement, la laissa sans voix. Sixtine ouvrit la bouche, prête à balancer quelque chose avant de la refermer. Inutile. Elle avait immédiatement compris. Il aurait fallu être plus bête qu’un troll des montagnes pour ne pas voir où tout ça menait. Ce n’était pas juste un dîner. Le BG... Euh, je veux dire le prof de Langues ? Vraiment ? Je rêve... Les mots lui avaient échappés comme un sort mal contrôlé. Et quoi de plus normal. C’était bien lui, après tout, celui qu’elle avait surpris dans une réserve à balais avec la prof de Vol. Celui que ses amies appelaient "le prof BG" en couple avec sa mère ? Un frisson de dégoût lui grimpait jusque dans la nuque. Alors, la Serpentard lui adressa un regard noir, sans retenue. Bonsoir.
Sa voix était aussi glaciale qu’un matin de janvier à Pré-au-Lard et elle ne comptait faire aucun effort. Surtout que dans sa tête, elle entendait déjà le rire strident de Thylas, moqueur, insupportable. Par Salazar, pourvu qu’elle ne l’apprenne jamais. |
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Professeur Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 16/07/2025 à 00:38:44
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 16/07/2025 à 01:42:41 Un rictus moqueur étirait déjà les lèvres de Sixtine tandis qu’elle observait le couple formé par sa mère et le professeur de Langues. Ainsi donc, c’était sérieux. Surprise ? Un peu, elle devait bien l’admettre. Elle n’avait pas vu cette relation se profiler. Enfin, elle s’en était doutée après ce fameux après-midi aux Trois Balais, mais combien de fois avait-elle imaginé des choses qui, en réalité, n’existaient pas ? Cette fois pourtant, c’était réel. Indiscutable. Et ça ne lui plaisait pas. Arsen représentait un danger. Il se trouvait exactement là où elle ne voulait personne : entre sa mère et elle. Comme son frère, déjà trop envahissant à son goût. Sixtine n’aimait pas partager. Et encore moins ce qui lui appartenait. Oh, il semblerait que j’ai oublié de le prévenir que nous devions dîner en famille, lança-t-elle en haussant les épaules d’un air faussement détaché. Oups. Et il est bien trop petit pour transplaner, de toute façon. Cependant, pour la première fois, elle regrettait l'absence du Gryffondor. À eux deux, ils auraient pu réduire le sourire arrogant d’Arsen à néant. Ca c'était certain. Lorsque sa mère s’éclipsa afin de surveiller les elfes de maison en cuisine, un simple regard suffit à Sixtine pour comprendre ce qu’on attendait d’elle. Elle hocha la tête, puis, en parfaite hôtesse, du moins tant que l’ombre maternelle planait encore dans le couloir, elle ouvrit la marche vers la salle à manger en invitant Arsen à la suivre sur un ton neutre. Je vous en prie... Puis après un rapide coup d’œil par-dessus son épaule pour s’assurer que sa mère n’était plus dans les parages, un sourire glissait déjà sur ses lèvres tandis qu'elle se retournait vers Arsen, le regard pétillant d’ironie. Comment dois-je vous appeler, exactement alors ? Professeur ? Monsieur-qui-embrasse-des-profs-dans-un-placard-à-balais ? Ou vous préférez beau-papa ? |
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Professeur Auror Photographe ![]() ![]() Adulte
PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 27/07/2025 à 16:47:36 - Modifié : 28/07/2025 à 05:18:04
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Styliste ![]() ![]() 6e année
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Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 27/07/2025 à 18:12:24 Les limites, la Préfète ne s’en accommodait pas, elle les cherchait, les frôlait, les dépassait parfois, juste assez pour sentir la tension monter, jamais assez pour qu’on puisse vraiment l’accuser. Elle jouait avec, comme d’autres jouent avec le feu. Ses prunelles s’attardèrent sur Arsen, l’analysant méticuleusement. Elle cherchait une faille, un frémissement dans son regard, un coin de lèvre trop figé, une hésitation. N’importe quoi qui lui permettrait de faire vaciller ce sourire poli qu’il lui adressait. Vous avez raison les mots ont leur importance... Puisqu’il tenait à faire la leçon et jouer au professeur même hors des salles de classe, elle allait lui rendre la pareille et lui expliquer la nuance entre sa mère et la professeure de Vol. La différence entre une serviette de soie et un torchon rêche. S’il blessait sa mère, il ne découvrirait pas seulement ce dont une Fourchelang meurtrie était capable. Il comprendrait aussi, dans une souffrance lente et quotidienne, qu’elle, Sixtine, pouvait transformer chaque recoin de son existence en un terrain miné. C’est pour cette raison que je vais tâcher de bien choisir les miens, reprit-elle, les yeux plantés dans les siens. Si jamais il vous venait l’envie de faire du mal à ma mère, sachez que vous ne trouverez plus une seule réserve à balais dans ce monde où cacher votre beau visage sans que je ne sois là pour vous faire vivre un enfer. Le bruit des talons d’Hellia claquant sur le parquet annonçait son retour, alors le masque glissa aussitôt sur le visage de l’adolescente qui affichait à présent un sourire angélique. J’ai tellement hâte que vous rencontriez mon frère, lança-t-elle d’une voix plus légère. Il est... comment dire... un peu moins adorable que moi, beau-papa. Elle appuya volontairement sur le surnom, s’offrant un dernier regard vers Arsen, insolent et parfaitement maîtrisé. Puis elle tourna les talons, se dirigeant d’un pas tranquille vers la salle de bain, laissant sa mère retrouver son invité, qui l’espérait-elle, devait maintenant avoir envie de s’enfuir. |
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PJS de Sixtine St.James |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 27/07/2025 à 22:36:24 - Modifié : 28/07/2025 à 01:10:03 De retour dans la salle à manger, baignée d’un clair-obscur doré, Hellia arborait une tenue toute en subtilité, qui épousait sa silhouette comme un murmure de velours, sculptant ses courbes sans jamais les dévoiler. Un simple geste de baguette fit s’élever les notes d’un vieux jazz alangui, teinté de crépitements nostalgiques, idéal pour un dîner. La lumière dorée des chandeliers glissait sur les porcelaines, dansait sur les boiseries, et soulignait les reflets dorés de sa chevelure. Son regard s’accrocha à celui d’Arsen comme une soie légère se noue à une autre tandis qu’un sourire taquin effleurait ses lèvres. Les quelques bribes entendues, suffisaient pour deviner le ton de la conversation entre Sixtine et lui. Et si sa fille avait une langue acérée, elle savait que le sorcier n’était pas de ceux qui se laissait mordre sans répondre. Tu peux encore prendre la fuite, si tu le désires. Il y avait, dans sa voix, ce calme mystérieux de ceux qui savent pertinemment que rien ne se décide à la hâte. Et pourtant ses yeux disaient tout le contraire. Un éclat vif y brillait, celui d’un feu maîtrisé, d’un défi tendre mais sans appel. Elle lui laissait la porte ouverte, mais se tenait dans l’encadrement. Puis elle réduisit la distance, profitant de l’absence de sa fille. Elle approcha son visage du sien. Lentement, jusqu’à ce que le parfum sucré de sa peau se mêle à celui, plus musqué, d’Arsen. Sa main effleura à peine le revers de sa veste, un contact aussi léger qu’un murmure. Ses lèvres effleurèrent les siennes dans un contact si ténu, si délicat, qu’il aurait pu passer pour une illusion. Ce n’était pas un baiser. Pas encore. C’était l’approche du feu, une chaleur diffuse qui gagne la peau sans la mordre, le frisson délicat d’une saveur qu’on connaît, mais qu’on redécouvre. Ce n’était pas pour le conquérir, elle le frôlait pour raviver sa mémoire. Pour réveiller, dans l’infime et l’impalpable, ce qu’il n’avait jamais vraiment oublié, cette frontière où l’envie devient certitude, et le souvenir, une évidence. Un premier contact, si subtil qu’il avait le goût du silence. Puis un second. Plus lent. Plus audacieux. Elle le savourait comme on croque un fruit mûr à la peau fine, dont le jus éclate à peine sur la langue avec un goût enivrant, à mi-chemin entre l’ombre et la braise. Elle le goûtait à la manière d’un vin sombre et capiteux, dont chaque gorgée appelle la suivante. Un baiser volé à l’indécence, aussi précis que lent, comme si elle goûtait un fruit défendu et rare. Le goût d’Arsen était envoûtant. Un mélange d’amertume et de chaleur, un parfum d’épices et de mystère, qu’elle laissait infuser sur sa langue. Un soupir silencieux s’échappa de sa gorge, noyé dans l’échange tandis qu’elle prenait son temps pour lui faire comprendre par chaque infime mouvement, chaque silence entre deux souffles, qu’il n’y aurait jamais rien de banal entre eux. Et puis, comme une vague qui se retire lentement, elle recula d’un millimètre à peine, laissant derrière elle le sel sur la peau et une absence pleine, gorgée de ce qui venait d’avoir lieu. Ses paupières se relevèrent, et ses yeux retrouvèrent les siens, sombres, intenses, remplis de ce qu’elle n’avait pas dit et de tout ce qu’elle espérait lui avoir fait comprendre. Mais si tu restes, fais-le en connaissance de cause. |
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PJS de Arsene |
Titre : Re : Babil, baguettes et bourdes
Créé : 09/08/2025 à 13:56:11
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